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Solutions combinées

Après la réforme S21, pourquoi consommer son surplus solaire devient la priorité

Publié le · Par l'équipe technique Saytel

Maison équipée de panneaux solaires, d'une pompe à chaleur et d'une borne de recharge

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Depuis juin 2026, le kilowattheure solaire injecté sur le réseau ne vaut presque plus rien, alors que le même kilowattheure consommé chez vous garde toute sa valeur. Cette asymétrie change la façon de concevoir une maison solaire : la question n'est plus combien produire, mais comment tout consommer.

Pourquoi le surplus solaire a-t-il perdu sa valeur ?

L'arrêté tarifaire S21, publié le 4 juin 2026, a fixé le rachat du surplus à 1,1 c€/kWh hors taxes pour les nouvelles installations jusqu'à 100 kWc, supprimé la prime à l'autoconsommation et fermé la vente totale pour les installations de 9 kWc ou moins. Dans le même temps, le prix de l'électricité achetée au réseau reste plus de dix fois supérieur. Un kilowattheure autoconsommé vaut donc environ quinze à vingt fois plus qu'un kilowattheure injecté. Chaque kilowattheure que vous parvenez à consommer au lieu de l'injecter devient un gain net sur la rentabilité de l'installation.

Quels équipements permettent de consommer le surplus ?

Les meilleurs candidats sont les équipements qui consomment beaucoup d'énergie et dont l'usage peut être décalé vers les heures de production. Le ballon d'eau chaude, électrique ou thermodynamique, peut chauffer à n'importe quel moment de la journée et stocker l'énergie sous forme d'eau chaude. La borne de recharge transfère le surplus dans la batterie du véhicule. La pompe à chaleur peut anticiper la chauffe du logement ou de l'eau chaude. La climatisation absorbe le pic estival. Enfin, la batterie virtuelle conserve ce qui reste sous forme de crédit récupérable plus tard.

Comment coordonner tous ces équipements ?

La coordination est assurée par un gestionnaire d'énergie, qui mesure en temps réel la production et la consommation et oriente le surplus selon des priorités définies : par exemple d'abord le ballon d'eau chaude, puis la voiture, puis la pompe à chaleur. Sans pilotage, chaque équipement fonctionne selon son propre programme, souvent à contretemps de la production. Le gestionnaire d'énergie est d'ailleurs l'une des conditions de la TVA à 5,5 % sur les installations solaires de 9 kWc maximum. C'est l'élément qui transforme plusieurs équipements indépendants en un système cohérent.

Quel exemple concret d'installation combinée ?

À Gorcy, en Meurthe-et-Moselle, nous avons installé 9 kWc de panneaux JA Solar avec micro-onduleurs Hoymiles, une borne de recharge V2C Trydan de 7,4 kW et une batterie virtuelle MyLight. L'installation est dimensionnée pour couvrir à la fois la maison et la recharge du véhicule. L'étude estimait une autoconsommation de 91 % et une autonomie de 57 %, avec un amortissement d'environ 7 ans et des économies estimées à 75 390 € sur 30 ans. Ce sont des estimations d'étude, mais elles montrent comment la combinaison d'usages pilotés préserve la rentabilité malgré la réforme.

Faut-il tout installer en même temps ?

Pas nécessairement, mais il faut tout penser en même temps. Un projet conçu globalement dimensionne la puissance solaire en fonction des usages présents et à venir, prévoit le pilotage dès le départ et évite d'avoir à reprendre l'installation électrique plusieurs fois. Les travaux peuvent ensuite être échelonnés selon votre budget : panneaux et pilotage du ballon d'abord, borne à l'arrivée du véhicule électrique, pompe à chaleur au remplacement de la chaudière. L'essentiel est que chaque étape s'inscrive dans un plan cohérent. C'est l'approche multi-énergie que nous proposons chez Saytel.

Depuis la réforme S21, une maison solaire rentable est une maison qui consomme sa production. Saytel conçoit des projets multi-énergie où panneaux, pilotage et usages sont dimensionnés ensemble.

Construisons ensemble votre projet énergétique.