Borne de recharge
Recharger sa voiture électrique avec ses panneaux solaires : comment ça marche ?
Publié le · Par l'équipe technique Saytel

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Rouler avec l'énergie de son propre toit n'a rien d'un gadget : c'est aujourd'hui l'un des meilleurs usages d'une installation solaire. Encore faut-il comprendre les contraintes, à commencer par le fait que la voiture n'est pas toujours garée quand le soleil brille.
Combien de kilomètres peut-on parcourir avec l'énergie solaire ?
Une voiture électrique consomme en moyenne entre 15 et 20 kWh aux 100 kilomètres selon le modèle, la saison et le type de trajet. Un kilowatt-crête de panneaux produit dans la région lyonnaise environ 1 130 kWh par an selon nos études, soit l'équivalent de 5 500 à 7 500 kilomètres. Deux à trois kilowatts-crête dédiés à la voiture suffiraient donc, en théorie, à couvrir un kilométrage annuel moyen. En pratique, toute la production ne peut pas aller dans la voiture, car elle n'est pas toujours branchée en journée : c'est la part de recharge réellement solaire qui compte.
Que faire si la voiture n'est pas à la maison en journée ?
C'est la principale contrainte. Plusieurs solutions existent. Si vous télétravaillez certains jours ou que la voiture reste à la maison le week-end, ces créneaux suffisent souvent à faire l'essentiel de la recharge solaire, une batterie pouvant absorber plusieurs dizaines de kilowattheures en une journée. Si la voiture est absente toute la semaine, une batterie virtuelle permet de stocker le surplus de la journée sous forme de crédit, récupéré lors de la recharge du soir. C'est la solution retenue par notre client de Gorcy, équipé de 9 kWc, d'une borne V2C Trydan et d'une batterie virtuelle MyLight.
Quelle borne faut-il pour la recharge solaire ?
Il faut une borne pilotable capable de moduler sa puissance selon la production solaire, associée à un dispositif qui mesure en temps réel la production des panneaux et la consommation de la maison. La borne ajuste alors la charge pour utiliser le surplus disponible, sans puiser sur le réseau. Une simple prise ou une borne sans pilotage chargerait à puissance fixe, en consommant l'électricité du réseau dès que la production baisse. Le pilotage est par ailleurs l'une des conditions de la TVA à 5,5 % sur la borne. Nous vérifions la compatibilité entre la borne, l'onduleur et le système de mesure lors de l'étude.
Faut-il augmenter la puissance de ses panneaux pour une voiture ?
Souvent oui, mais sans excès. Une installation dimensionnée pour la seule consommation de la maison laisse peu de surplus pour la voiture. Ajouter deux à trois kilowatts-crête, soit quatre à six panneaux de 500 Wc, permet généralement de couvrir une bonne partie des besoins de recharge, à condition que la voiture puisse capter cette production. Le seuil de 9 kWc est à garder en tête, car il conditionne la TVA réduite à 5,5 % sur les panneaux. L'installation de Gorcy illustre ce dimensionnement : 9 kWc, soit 18 panneaux, pour couvrir à la fois le foyer et le véhicule.
Combien peut-on économiser en rechargeant au solaire ?
Chaque kilowattheure solaire consommé par la voiture remplace un kilowattheure qui aurait été acheté au réseau, ou bien plus cher à une borne publique. Depuis la réforme S21, ce même kilowattheure injecté sur le réseau ne rapporterait que 1,1 centime. L'écart est donc considérable : recharger au solaire plutôt qu'injecter son surplus multiplie la valeur de ce surplus par quinze à vingt. Pour un conducteur qui parcourt 10 000 à 15 000 kilomètres par an, la part solaire de la recharge peut représenter plusieurs centaines d'euros d'économies annuelles, selon le taux de recharge en journée.
Panneaux solaires et voiture électrique forment l'une des combinaisons les plus rentables depuis 2026. Saytel dimensionne les deux ensemble, avec la borne pilotée et le stockage adaptés à vos horaires.


